XIXe siècle
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Le temps des pionniers avec Alfred Escher: financement d'infrastructures et de projets de transport importants en Suisse
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| 1833 |
Le canton de Zurich crée l'«Universitas Turicensis», la première université d'Europe fondée non pas par un prince régnant ou par l'Eglise, mais par un Etat démocratique. |
| 1848 |
Transformation de la Confédération suisse en un Etat fédéral |
| 1850 |
Création d'une monnaie unique, le franc, qui remplace les onze monnaies différentes, comportant 319 pièces, de la Confédération. (Baumann/Rutsch, p. 29) |
| 1855 |
Le 7 février 1854, les Chambres fédérales promulguent une loi sur l'école polytechnique fédérale en relation avec une école d'études supérieures pour les sciences exactes, politiques et humaines. L'Institut polytechnique ouvre ses portes à l'automne 1855. |
| 1856 |
Fondation du Crédit Suisse à Zurich par Alfred Escher
Alfred Escher (1819 – 1882) avait compris que, pour tirer la Suisse de son isolement économique et culturel, un réseau de chemin de fer dense et un tunnel à travers les Alpes étaient indispensables. Non content de présider le directoire de la Nordostbahn et le Conseil national, il créa le Crédit Suisse afin d'assurer le financement de la construction des chemins de fer. Président du Conseil d'administration, il restera pendant plus de 20 ans à la tête de la banque. Dès 1857, il fonda la Société suisse d'Assurances générales sur la vie humaine. |
| 1882 |
Alfred Escher savait que les pays étrangers ne participeraient pas à la construction de la ligne du Lukmanier. C'est pourquoi il privilégia celle du Gothard en tant que liaison entre le centre et le sud de l'Europe. Sans lui, il n'y aurait pas de tunnel du Gothard; et sans celui-ci, il n'y aurait pas de Suisse moderne et forte économiquement. La construction du tunnel du Gothard peut être comparée à celle du Canal de Suez, ouvert en 1869, qui relie la Méditerranée et la mer Rouge. |
| 1880 |
Ouverture de l'ancienne Bourse de Zurich |
| 1898 |
L'Union de Banques s'installe à Paradeplatz et ouvre sa première filiale à l'étranger (à Londres). |
| 1905 |
Fondation de la Banque nationale suisse (ouverture des guichets en 1907) à Berne et à Zurich |
| 1912 |
Fusion de la Banque de Winterthour, fondée en 1862, et de la Banque de Toggenburg, créée en 1863, pour former l'Union de Banques Suisses (UBS; Schweizerische Bankgesellschaft, Unione di Branche Svizzere, Union Bank of Switzerland) |
1929-1939
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Entre-deux-guerres
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| 1929 |
Krach boursier à New York
Crise économique mondiale |
| 1931 |
Crise bancaire en Allemagne |
| 1933 |
Sauvetage de la Banque Populaire Suisse par la Confédération |
| 1934 |
Entrée en vigueur de la première Loi fédérale sur les banques et les caisses d'épargne, qui vise à mieux protéger les dépôts de la clientèle
- Création d'une Commission fédérale des banques (CFB, aujourd'hui la FINMA)
- Protection des déposants et protection des créanciers |
| 1936 |
Dévaluation du franc suisse |
| 1939-1945 |
Durant la Seconde Guerre mondiale, la Suisse n'a pas été envahie par les troupes d'Hitler. |
1945-1979
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Après-guerre: émergence d'une place financière internationale
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| Relations stables et services de grande qualité |
Le développement des banques suisses depuis la Seconde Guerre mondiale est une success story exceptionnelle, même si la branche et le pays tout entier ont également dû faire face à de rudes épreuves par le passé. Le miracle économique allemand et la guerre froide ont amené les étrangers à placer leurs fonds en sécurité en Suisse.
Celle-ci a joué un rôle particulier après 1945, car le pays avait été pratiquement épargné. Sur le plan politique, l'Etat fédéral pouvait s'enorgueillir de relations stables. La paix sociale était garantie depuis 1937 déjà dans ce pays à l'économie de marché. Le taux d'épargne était élevé, le budget de l'Etat équilibré; le franc stable et l'inflation faible. En raison des dispositions strictes sur les fonds propres applicables aux banques, les établissements financiers suisses avaient à l'étranger la réputation d'être très solides. De plus, la loi sur les banques protégeait les clients et leur sphère financière privée. Le secteur bancaire suisse a pu se bâtir une réputation unique grâce à ces conditions-cadres.
La qualité particulièrement élevée des services s'est révélée décisive pour le succès de la place financière helvétique, qui réunissait toutes les conditions nécessaires à cet effet. D'ailleurs, l'excellence des prestations proposées ne tardera pas à être connue dans le monde entier. Les opérations bancaires «à la suisse» n'ont toutefois pas été inventées à cette occasion, mais reposent sur une tradition de plusieurs siècles. (Baumann/Rutsch, p. 40) |
| 1945 |
L'UBS transfère son siège à Zurich et reprend la Banque fédérale. |
| 1946 |
Accords de Washington |
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La Suisse s'engageait contractuellement à confisquer les valeurs patrimoniales allemandes et à verser 250 millions de francs aux alliés (notamment aux Etats-Unis), sans toutefois reconnaître l'existence d'un motif juridique correspondant. En fait, les alliés lui reprochaient d'avoir acquis, par l'intermédiaire de sa Banque nationale, l'or dérobé par le Troisième Reich. Les Accords de Washington étaient très importants pour la Suisse, qui a ainsi
pu se laver de tout soupçon. |
| 1967 |
L'UBS fusionne avec Interhandel et devient ainsi la première grande banque suisse. |
| 1977 |
Scandale de Chiasso |
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En avril 1977, on apprenait que la direction de la succursale du Crédit Suisse à Chiasso avait placé illégalement des avoirs de clients à hauteur de 2,2 milliards de francs hors de la banque, auprès de sociétés de participation liechtensteinoises. L'affaire ébranla la confiance dans les banques suisses, entraînant le lancement en 1979 d'une initiative populaire «contre l'abus du secret bancaire et de la puissance des banques». Cette initiative fut rejetée en 1984 par 73% des voix. Une législation détaillée a été mise en place après le scandale de Chiasso, ce qui a fortement contribué à l'essor de la place financière suisse. |
1980er Jahre
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Changement de paradigmes et diversification de la place financière
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| Changement de paradigmes |
Les banques souhaitent se démarquer des simples opérations d'intérêts et étendre leur domaine d'activité par l'intermédiaire de l'investment banking, qui génère des recettes importantes au niveau mondial: ce sont principalement les grandes banques qui réalisent ces activités lucratives, mais risquées, telles que des transactions sur le marché des capitaux (Capital Transactions), des conseils aux entreprises en cas de rachats et de fusions (Mergers & Acquisition) et des opérations boursières (négoce), à la demande des clients ou pour leur propre compte. (Baumann/Rutsch, p. 20) |
| La place bancaire zurichoise se mue en place financière |
Au cours des années 1980 et 1990, de nombreux établissements financiers spécialisés (notamment des hedge funds) s'implantent autour du lac de Zurich, en particulier dans le canton fiscalement avantageux de Schwytz. Cette concentration géographique accroît encore l'importance de la place financière de Zurich. De plus, la ville de Zoug, qui est proche et également avantageuse au niveau fiscal, devient la plaque tournante du négoce des matières premières et de la gestion de fortune. Contrairement à Genève, les vieilles familles n'ont pas joué un rôle aussi important dans le développement du secteur financier à Zurich. Cela tient notamment au fait que, même aujourd'hui, cette ville cosmopolite située au bord de la Limmat reste ouverte sur le monde et que les dirigeants des banques ne doivent pas forcément être Zurichois. Ils peuvent être originaires de toute la Suisse, voire de l'étranger, comme l'Américain Brady Dougan, qui dirige actuellement le Credit Suisse Group. (Baumann/Rutsch, p. 48) |
Années 1990
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Crise immobilière et consolidations
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| 1990-1994 |
La crise immobilière et celle des banques régionales en Suisse entraînent une vague de consolidation dans les banques régionales. Malgré d'autres événements dramatiques ayant affecté les banques régionales et cantonales, la débâcle de la Caisse d'épargne et de prêts de Thoune en 1991 a engendré un processus d'assainissement au sein de la branche. Les prescriptions relatives à l'établissement des comptes ont ainsi été étendues afin de protéger les créanciers, les dispositions sur les fonds propres ont été durcies et les possibilités d'intervention de la CFB auprès des organes de révision ont été améliorées. |
| 1990 |
Le Credit Suisse reprend la Banque Leu. |
| 1993 |
Le Credit Suisse reprend la Banque Populaire Suisse. |
| 1997 |
Depuis 1997, l'expression «banquier privé» est une marque collective protégée par la loi. D'autres banques privées de renom telles que Julius Bär, Vontobel, Sarasin ou Dreyfus sont devenues des sociétés anonymes au cours du XXe siècle. En 2008, la Suisse comptait encore 14 véritables banques privées (Baumann/Rutsch, p. 29). |
| 1997 |
Le Credit Suisse reprend la Winterthur Assurances et se lance ainsi dans la bancassurance. |
| 1998 |
Fusion de l'Union de Banques Suisses (UBS) et de la Société de Banque Suisse (SBS) pour donner naissance à UBS.
Accord de plusieurs milliards entre les grandes banques et les représentants des plaignants juifs ayant engagé une action collective à l'encontre de celles-ci. Il met fin à la controverse sur les fonds en déshérence. |
De l'an 2000 à aujourd'hui
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| 2005 |
Accords bilatéraux II avec l'Union européenne: fiscalité de l'épargne et lutte contre la fraude (entraide judiciaire en cas de soustraction fiscale pour les impôts indirects) |
| 2006 |
Le Credit Suisse vend la Winterthur à AXA. |
| 2007 - aujourd'hui |
La crise des subprimes américains s'est transformée en une crise financière, qui s'est elle-même muée en une crise du système bancaire mondial à l'automne 2008, entraînant la fin des puissantes banques d'investissement américaines. |
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Les Etats-Unis et l'UE font pression sur la place financière suisse. Le Conseil fédéral décide d'assouplir le secret bancaire, d'adopter les standards en vigueur de l'OCDE et, sous certaines conditions, de fournir une entraide administrative en cas de soustraction d'impôt. |